ARS, tout commence !
Par Catherine Sanfourche (le Cardiologue n° 326 - Novembre 2009)
Les vingt-six directeurs préfigurateurs nommés récemment
ont six mois pour préparer la mise en route effective
des Agences Régionales de Santé : former leurs
équipes, trouver des locaux et faire travailler ensemble
les sept administrations concernées.
Désaccord sur l’accord
Par Catherine Sanfourche (le Cardiologue n° 326 - Novembre 2009)
« Une avancée politique majeure », pour Jean-
Francois Rey, le président de l’Umespe
(CSMF),
« Une nouvelle page écrite de la médecine
libérale », pour Christian Jeambrun, le président du
SML. Sans surprise, les syndicats signataires du protocole
d’accord sur le secteur optionnel s’en félicitent
et lui trouvent toutes les qualités...
Le secteur optionnel sort des limbes
Par Catherine Sanfourche (le Cardiologue n° 326 - Novembre 2009)
Acculés par la loi à trouver un accord sur le secteur optionnel
le 15 octobre au plus tard, l’UNCAM, l’UNOCAM
et deux syndicats médicaux, la CSMF et le SML, ont signé,
une heure avant l’expiration du délai imparti, un
protocole d’accord dont la rédaction au conditionnel est
loin de faire l’unanimité. C’est la première étape d’un
projet évolutif, disent ses défenseurs, tandis que ses
détracteurs dénoncent l’insuffisance et le flou de son
contenu. Pour les usagers, en faveur desquels ce projet
a été élaboré, le compte n’y est pas.
La loi HPST encalminée au Sénat : le monde de la santé est-il irréformable ?
Par Jean-Pol Durand - Le Cardiologue n° 322 (mai 2009)
Alors que Roselyne Bachelot était il y a quelques semaines encore persuadée
qu’elle mènerait sa réforme à un train de sénateur, les notables qui constituent « la
Chambre Haute » lui mènent finalement un... train d’enfer. Compromettant dans
des conditions jamais vues la teneur d’une loi finalement aussi contestée à droite
qu’à gauche.
« L’appel des 25 » - Interview du Pr Olivier Dubourg : « Nous ne sommes ni des rebelles ni des nostalgiques »
Par Jean-Pol Durand (Le Cardiologue n° 321 - Avril 2009)
Olivier Dubourg, chef de service à Ambroise Paré (AP-Hôpitaux de Paris) est « LE » cardiologue signataire de « l’Appel
des 25 » mobilisant le corps médical hospitalier contre la loi-Bachelot à quelques jours de sa discussion au Sénat
programmée du 11 au 20 mai prochains. L’homme n’est ni un excité ni un passéiste. C’est-à-dire qu’il rassure son
interlocuteur avec humour -
« Non nous ne prendrons personne en otage si le Sénat n’amende pas la loi HPST dans notre sens » - et il récuse avec patience et pédagogie l’argument selon lequel les 25 ne représenteraient
rien d’autre qu’une bande de mandarins nostalgiques de la loi-Debré. Mais voilà, à 57 ans, il supporte assez mal
que la ministre lui fasse la leçon sur le registre de la remontrance :
« Les gens qui me critiquent n’ont pas pris la
peine de lire le texte », et admet assez mal la perspective d’être mis sous tutelle d’un directeur issu de l’École de
Rennes :
« Que savent ces gens-là de la réalité de la prise en charge d’un malade ? ». Ce qui l’énerve plus que
tout : la capacité des politiques à nier l’évidence même :
« On nous oppose qu’il n’y a aucun esprit mercantile
ni purement comptable dans la loi HPST ; mais on disait déjà la même chose de la réforme Juppé. Aujourd’hui
il convient que c’était évidemment le cas et qu’il a fait erreur à vouloir réformer contre les médecins ».
Avec la loi HPST débattue au Sénat à partir du 11 mai prochain, le Gouvernement prend le risque d’un conflit ouvert avec le front CSMF/SML
Par Jean-Pol Durand (Le Cardiologue n° 321 - Avril 2009)
Avec la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires) dont le débat est inscrit à
l’ordre du jour du Sénat du 11 au 20 mai prochain, Roselyne Bachelot entend donc
laisser son nom à une réforme du système de santé, potentiellement aussi
conséquente qu’a pu l’être la loi-Juppé en 1995. Le problème est que cette
mutation proposée par la loi mélange délibérément des dispositifs structurels, des
mesures d’opportunité et des provocations anti-médecins dont on cherche encore
la logique. La seule « lisibilité » donnée aux médecins est celle d’une remise en
cause des libertés traditionnelles.
Le gouvernement prend le risque de s’aliéner l’électorat médical
Par Jean-Pol Durand (Le Cardiologue n° 315 - Octobre 2008)
La réforme de l’Assurance Maladie, conduite par Philippe Douste-Blazy en 2004-2005
et les partenaires sociaux de la Convention médicale de 2005, est en train de vivre ses
derniers moments. Et avec elle, une certaine conception des rapports entre la pratique
médicale libérale et les Caisses à l’enseigne de la « maîtrise médicalisée ». Place à la
nouvelle réforme..., en attendant sans doute la prochaine, dans quelques années,
quand celle-là aura épuisé ses effets. La nouvelle architecture se caractérise surtout par
un nouvel outil de gouvernance du système de santé : les ARS. Mais leur périmètre de
compétence reste flou et le sort de la Convention médicale nationale incertain.
Les usagers s’invitent tapageusement dans la réforme
Si la santé s’est retrouvée pratiquement orpheline du débat politique qui a agité
notre pays l’an dernier, la rentrée 2009 est plus prometteuse avec deux débats
parlementaires annoncés, avec le PLFSS traditionnel d’une part et d’autre part la
fameuse loi SPT (Santé-Patients-Territoires) qui consacrera la grande réforme du
quinquennat autour des compétences des futures ARS (Agences Régionales de
Santé). Formellement la ministre est rentrée des J.O. pour accélérer la concertation.
La période estivale était donc pertinente pour avancer ses propositions. Les plus
audacieuses sont signées « Christian Saout », activiste président du CISS à la
scène et, à la ville, président ordinairement plus modéré de la Conférence nationale
de la Santé.
Réforme de la gouvernance de la santé : l’usine à gaz fait la part belle aux futures ARS
Par Jean-Pol Durand (Le Cardiologue n° 314 - Septembre 2008)
Et si, derrière une architecture finalement assez baroque, le Gouvernement était
en train de changer, fondamentalement, la gouvernance du système de santé en
vigueur depuis... plus de 60 ans. Même si les pièces du puzzle ne sont pas
encore toutes connues en cette rentrée - et notamment la totalité de l’arsenal
législatif que le Gouvernement va respectivement insérer dans le PLFSS et dans la
loi « Patients-Santé-Territoire » - le dispositif global commence à se laisser deviner.
En fait, une véritable révolution qui renvoie les réformes antérieures au rang des
brouillons inaboutis...
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