Depuis 2007, la Haute Autorité de Santé est attelée au vaste chantier de l’amélioration
de la prise en charge de l’infarctus du myocarde dans un plan triennal dont il reste une
année de mise en oeuvre. L’aboutissement récent du chantier de définition de
« 30 critères
d’une prise en charge optimale » a trouvé son relais naturel dans la mobilisation des acteurs,
orchestrée le 2 avril dernier à l’occasion d’une conférence de presse. La même Haute
Autorité a ouvert sur son site un espace dédié et organisera, avant la fin de l’année,
une journée thématique spécifique à cet authentique enjeu de santé publique.
Bien que l’évolution de la prise
en charge de l’infarctus ait
permis une forte réduction de la
mortalité, encore marquée
depuis 2000, 15 % des quelques
100 000 infarctus décèdent chaque année en
France, 10 % à la phase aiguë - dont 3 %
avant l’arrivée à l’hôpital - et 5 % lors de la
première année.
Le Conseil National Professionnel de la Cardiologie vient de voir officiellement le jour. Porté sur les fonts baptismaux des institutions les plus prometteuses par la SFC (Société Française de Cardiologie) et par le SNSMCV (Syndicat National des Spécialistes des Maladies du Coeur et des Vaisseaux), il marque non seulement une nouvelle étape dans les relations des deux organisations mais aussi et surtout de toute la spécialité.