Les courbes démographiques nous montrent que, dans les cinq ans qui viennent, un nombre important de cardiologues aura atteint l’âge légal de la retraite. Il s’agit de la génération née lors du « baby boom » de la deuxième moitié des années 1940.
Tout le monde le sait maintenant, cet évènement prévisible, qui touche l’ensemble du corps médical, survient d’autant plus mal qu’il apparaît dans un contexte démographique défavorable, lié au numerus clausus, avec une double conséquence, sur l’offre de soins et le financement des retraites.
Même les habitués des arcanes ministérielles en viennent à se tromper en parlant
d’
« États Généraux de l’Organisation des Soins » quand le glissement sémantique
officiel avait finalement abouti à l’intitulé d’
« États Généraux de l’Organisation
de la Santé »... Et cette confusion signe, avant l’heure, une forme d’échec de ce
mode de concertation d’une lisibilité douteuse quand l’essentiel des décisions
semble se dessiner en coulisses.
Communiqué de presse du SNSMCV (janvier 2008)