La CNAM entend continuer de se servir du « levier »
du médecin traitant pour agir sur les dépenses. Selon
une statistique rendue également publique le 22
janvier dernier, 85 % des français, soit pratiquement
46 millions de personnes de plus de 16 ans, auraient fait le
choix d’un médecin traitant. Cette proportion n’est pas
identique dans toutes les tranches d’âge : 96 % des plus de
60 ans en sont pourvus quand cette proportion n’est que de
72 % chez les 16-25 ans. Heureusement 96 % des personnes
bénéficiaires d’une prise en charge à 100 % en ALD sont
« en règle » ; on ne comprend d’ailleurs pas trop comment
la Caisse en supporte 4 %, hors des clous...
En 2009, la CNAM a décidé d’accroître le rôle du
médecin traitant dans plusieurs axes : prévention (vaccin
contre la grippe, dépistage organisé des cancers, prévention
de la iatrogénie médicamenteuse), suivi des pathologies
chroniques (dans le diabète et l’HTA) dont elle entend faire
respecter les nouvelles recommandations de bonne pratique
et « optimisation » de la prescription (notamment IEC par
rapport aux sartans dans l’HTA).