La CNAM a fait connaître le 22 janvier dernier le
montant des dépenses qu’elle a remboursées au 31
décembre, en hausse de 2,7 % par rapport à 2007.
Ce taux doit être encore tenu pour provisoire car il n’intègre
ni les dépenses de 2008, soumises à remboursement en
2009, ni celles des autres régimes. Il s’agit pourtant d’une
« tendance » significative. Qui aurait mérité le qualificatif de
« sage » en n’importe quelle autre année. Car en 2008, il
convenait de la confronter à l’objectif de 1,8 % qui lui avait
été concédé par l’ONDAM voté par le Parlement. Et ceci
alors même que les dépenses de médecine générale (+ 1,1 %)
et de médecine spécialisée (+ 2,9 %) sont restées contenues
quand la dépense de médicaments se calait même à la baisse
(- 0,6 %).
Pas de quoi parader donc et par voie de conséquence,
M. Éric Woerth, ministre du budget, a revu à la hausse ses
prévisions de déficit pour 2008 et, surtout, 2009, année où
la Sécurité sociale pourrait renouer avec les records, à - 15 milliards d’euros. Mais les médecins sont moins en
cause dans cette perspective que la crise économique,
qualifiée de « pire récession depuis les années 40 » par la
commission de Bruxelles.