Dominique Coudreau, que la cardiologie libérale
a beaucoup pratiqué à la tête du GIP-DMP quitte
la présidence du groupement qu’il avait créé en
2005. On sait, depuis la mission de « reconfiguration » du
projet, conduite en 2008 par son successeur, M. Michel
Gagneux, inspecteur IGAS, que le GIP-DMP a vocation à se
fondre avec deux autres institutions pour former l’ASIP (Agence
des Systèmes d’Information de Santé Partagés).
Pour autant et parce qu’il était déjà acté par l’ancienne
équipe, le projet de l’UFCV de doter 800 cardiologues -
pas seulement libéraux- d’un « système métier » capable
d’implémenter une fiche de « risque cardiovasculaire » à
l’intérieur du Dossier Médical Personnel ne devrait pas être
remis en cause. La négociation aura principalement lieu
désormais avec le Dr Jean-Yves Robin, nouveau directeur du
GIP, lui-même médecin et ancien industriel à la différence de
ses trois prédécesseurs dont la carrière s’était essentiellement
déroulée dans l’administration.
Le SNSMCV salue en M. Coudreau une personnalité
attachante, proche des médecins ; il passe, à juste titre, pour
le « père » du secteur 2 qu’il avait négocié et signé en 1980
quand il était directeur de la CNAM. Les libéraux l’on encore
fréquenté à la tête de l’ARH d’Ile-de-France qu’il avait pilotée
dès sa création. Il connaît aussi parfaitement l’hospitalisation
privée pour avoir animé le groupe Hexagone Santé,
aujourd’hui intégré à la Générale de Santé dont il conseille
encore le président.